J'ai répondu “on s'en bat les roulements”, parce qu'à brûle-pourpoint, je dirais que la notion de « conscience morale » désigne une forme de conscience que l'homme a – ou acquiert – sur le caractère moral de ses actes. Ce caractère moral peut être très diversement compris, par exemple comme une adéquation aux conventions morales dominantes, ou comme une adéquation à des lois naturelles qui auraient des incidences dans le domaine des conduites humaines. Provenir, c'est tirer son origine de, découler de : la question ici porte bien sur les origines de l'existence de la conscience morale. Le mot « épreuve » a un sens fort : il est, littéralement, ce qui éprouve l'individu, ce qui le contraint à une forme de test ou d'examen, ce qui le remet en cause. Le mot « faute » a également un sens fort : une faute est une erreur morale et dont le sujet est entièrement responsable. Dans un contexte chrétien, on pourrait rapprocher la notion de faute de celle de péché : une faute est nécessairement grave, et il faut en répondre. La question est ici celle de l'origine de la conscience morale, le sujet orientant d'emblée cette question sur une réponse particulière et qui ne va pas de soi: l'origine de la conscience morale, c'est l'épreuve de la faute. La question demande donc à être résolue par un examen critique de cette réponse possible. Comment penser l'origine de la conscience morale ? La formulation présuppose que la conscience morale n'advient pas à l'existence par elle-même, mais naît d'une certaine expérience, conçue comme une épreuve : celle de la faute. On se trouverait alors devant le paradoxe suivant : ce qui doit préserver de la faute naît de la faute elle-même, et n'advient en l'homme que lorsque ce dernier commet une transgression. Mais ne pourrait-on pas concevoir plutôt une existence de la conscience morale indépendante de toute chose extérieure à elle-même ? Pourrait-on par exemple poser que l'homme possède d'emblée une conscience morale, et que c'est la faute qui se définit par rapport à la conscience morale et non l'inverse ? Considérer cela serait prendre sur la conscience morale un point de vue inverse de celui que présuppose le sujet.
Le sujet ouvre donc deux perspectives opposées l'une à l'autre, qu'il faudra examiner toutes les deux afin de pouvoir les comparer et éventuellement trancher pour l'une ou l'autre. Enfin je dis ça, je dis rien.
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Politic Longboard Activist